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Odorat et sexualité

Odorat et sexualité

La hiérarchie établie de la conduite de séduction humaine privilégie le regard pour la séduction, la voix pour entrer en relation, le toucher discret pour franchir la distance qui sépare espace social et espace intime.

L’odorat de l’homme peut reconnaitre des milliers d’odeurs différentes qu’il a souvent du mal à définir. C’est grâce à l’empreinte olfactive que le nourrisson reconnait sa mère et qu’il s’endort apaisé si, absente, elle a pris soin de laisser près de lui un vêtement imprégné de son odeur.

En matière de sexualité.

L’odeur de l’autre a deux rôles distinscts :

  • – l’attraction et la stimulation.

Pour ce qui est de l’attraction, l’odeur de chacun est aujourd’hui modifié par les parfums, pas toujours a bon escient, car la ténacité de certains parfums alliée à la puissance de la mémoire olfactive, peut nous éloigner par simple rejet du parfum ou par la réminiscence d’un souvenir désagréable qui lui est attaché.

Pour ce qui est de la stimulation sexuelle, les glandes spécialisées que les hommes ont sous les aisselles, autour des mamelons et dans le creux de l’aine entrent en activité lors de la puberté et sécrètent sous l’influence des hormones, une sueur particulière par son odeur âcre. Le caractère aphrodisiaque de ces sécrétions est supputé et utilisé depuis l’aube des temps.

Il y a des variations infinies, à la fois culturelles, raciales, climatique à l’attraction-répulsion causée par les odeurs de la sueur humaine. Il y a aussi des variations individuelles en fonction du moment : notre réceptivité est différente lors de l’attraction, où tout un ensemble de réactions et de sensations identifiées dans la parade amoureuse vont s’additionner, puis se modifier lors du passage à l’acte, où le contact corporel et la puissance de ses sécrétions intimes vont à la fois exacerber le désir et être exacerbé par lui, exactement comme l’érection est produite par le désir et l’excite à la fois.

Une fois l‘orgasme obtenu obtenu, la même odeur peut devenir indifférente ou insoutenable, mais elle reste indélébile.

Est-il impossible de penser qu’hommes et femmes puissent réciproquement s’attirer par leurs sécrétions intimes ? Sans parler de l’importance de la mémoire olfactive, et de la libération des souvenirs issus d’une odeur perdue parfois des années auparavant, comme l’a éploré et exprimé Marcel Proust.

Un sens comme l’odorat, capable de solliciter aussi puissamment le cerveau et connecté si étroitement aux centres des émotions et à la mémoire, ne peut-il pas, à notre insu, nous attirer vers l’un ou vers l’autre.

EXTRAIT pages 159 à 162″ le sexe de l’homme  » Dr R. Virag